• Blackbirds & Thrushes

    Il s’agit d’une vidéo que j’ai intitulée « Blackbird & Thrushes » (Les Merles et les Grives), d’après les paroles de la vieille chanson anglaise qu’une version chantée par Shirley Collins accompagne.

    Les Images

    Les 40 images qui composent cette vidéo ont été générées via IA. Ceux d’entre vous qui me suivent sur Instagram les ont peut-être déjà vu passer dans une forme préliminaire dans les stories, dans un format vertical en 9:16.

    Je me rends compte que cela fait 20 ans maintenant que je poste régulièrement mon travail sur Internet. Je pense que ce n’est pas seulement un outil pour montrer son travail mais aussi un endroit pour faire son travail sous les yeux du public, car savoir son travail sous le regard de l’autre aide à prendre des décisions.

    Les images ont connu plusieurs sessions de générations distinctes, ont été postées, puis sélectionnées, ont subi une étape générative supplémentaire, un traitement photo et finalement une édition vidéo.

    Je n’ai pas envie d’en dire trop sur leur thématique parce que tout l’intérêt, à mon avis, est de ne pas trop verbaliser ce qui n’a pas à l’être, mais ce que je peux dire c’est qu’elles montrent mon intérêt à la fois pour certains mouvements culturels de la fin du 19e siècle et mon amour inaltérable pour la photographie, et particulièrement la photographie ancienne, que je peux réimaginer, de manière fantasmée, avec l’outil d’intelligence artificielle qui est à ma disposition aujourd’hui, ainsi que ma passion pour les formes brèves.

    La chanson

    La chanson utilisée dans « Blackbirds and Thrushes » est « Hares On The Mountain » dans sa version enregistrée par Shirley Collins et Davey Williams en 1965. « Hares on the Mountain » est une chanson traditionnelle anglaise qui a traversé les âges. D’origine précise inconnue, c’est un des grands classiques de la folk anglaise, sur un sujet éternel d’amour entre garçons et filles pastoral et saisonnier, et dans lequel il y a, me semble-t-il, toujours une connotation subtile de merveilleux celtique.

    J’ai beaucoup d’admiration pour le travail de Shirley Collins, qui a 88 ans, et qui est considérée par beaucoup comme la reine du folk anglais. La vie de Shirley Collins, marquée par la perte de sa voix à la suite d’un chagrin d’amour et son retour triomphal après des décennies de silence, ressemble elle-même à une chanson traditionnelle.

    C’est la main un peu tremblante que j’ai décidé d’éditer la chanson, mais je me suis rassuré en me disant que je ne faisais, à mon humble niveau, qu’utiliser mes moyens modernes pour continuer la grande lignée de modification et de variantes typiques des musiques traditionnelles.

    Pour la bande-son de « Blackbirds and Thrushes », j’ai choisi de me concentrer sur les trois strophes centrales de « Hares On The Mountain », qui captent selon moi au mieux l’essence visuelle de la chanson. J’ai décidé de ne pas inclure les deux premières sections, qui traitent de l’histoire du baiser de Sally, ni la section finale, axée sur la morale de l’histoire.

    J’ai également conservé la belle coda instrumentale de Davey Williams, qui correspond aussi à une forme de coda dans la vidéo.

    Cette est vidéo est conçue pour une lecture en boucle, reflétant ainsi le caractère cyclique et intemporel de la chanson.

  • MGI Vendredi 23 janvier 2024

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  • Essais d’autochromes via IA au musée d’Albert Kahn
  • Le prix Akutagawa de Rie Kudan et Chat GPT

    Nombreuses sont les réactions négatives suite à la révélation de la romancière Rie Kudan d’avoir utilisé ChatGPT après avoir gagné le prix Akutagawa. Cependant, un aspect crucial est souvent omis dans ces critiques : ChatGPT ne peut pas créer de la littérature de manière autonome. Les romans de qualité médiocre, assemblés laborieusement avec l’aide de ce chatbot et fréquemment évoqués dans les articles, en sont la preuve flagrante.

    La véritable utilité de ces outils réside dans une maïeutique spécifique, enrichie de fonctionnalités d’assistance. C’est cet aspect que Rie Kudan semble souligner lors de sa conférence de presse. Si l’on ne sait pas écrire un roman, ChatGPT ne peut pas le faire à notre place.

    Je partage les inquiétudes concernant un monde où la culture serait dominée par des contenus médiocres et sans âme, produits en série par des IA. Le risque pour la culture de masse me semble réel. Cependant, tout comme il est crucial de rester vigilant et de maintenir l’humain au cœur du processus créatif, il va je crois falloir accepter que ces outils puissent être légitimement utilisés par des auteurs qui les intégreront dans leur démarche créative.

    Il y a un véritable besoin d’éducation et de formation à l’égard de ces outils complexes, qui restent finalement encore très élusifs pour beaucoup.

  • Lien pour les élèves

    Lien dnmade